Ramonage à Saint-Jeannet : du village perché aux maisons des pentes
Saint-Jeannet s’accroche au pied de son Baou, avec un vieux village serré sur la roche et des maisons plus récentes dispersées sur les pentes en dessous. Dans les deux cas, on s’y chauffe beaucoup au bois quand l’hiver arrive, et les conduits travaillent dur. Je suis ramoneur, mais aussi plombier et chauffagiste, installé à Villeneuve-Loubet. Je viens chez vous avec un jeu de hérissons de plusieurs diamètres pour prendre celui qui épouse exactement votre conduit, et je repars en vous laissant un certificat de ramonage valable un an.
Sur cette page, je vous parle surtout de ce qu’on oublie souvent : le haut du conduit, ce qu’il subit dehors, et la question de savoir si votre installation est encore en règle.

Les contraintes d’une maison de village perché
Dans le vieux Saint-Jeannet, on se gare rarement devant la porte. J’apporte donc un matériel que je peux porter à la main jusqu’à chez vous. Les maisons y sont souvent hautes et étroites, avec un conduit qui traverse plusieurs niveaux et change parfois de direction. Ce genre de tracé demande des cannes souples et de la patience : je fais progresser le hérisson par étapes, sans forcer dans les dévoiements, pour ne pas abîmer un conduit ancien.
Sur les pentes, les villas des années plus récentes ont des conduits plus droits, mais aussi des appareils plus puissants, inserts et poêles, qui tournent tout l’hiver. Leurs dépôts s’accumulent plus vite, ce qui rend le second ramonage de la saison particulièrement utile.
La souche, cette partie qu’on ne regarde jamais
La souche, c’est la partie du conduit qui dépasse du toit. Exposée au vent, à la pluie et aux écarts de température du moyen-pays, elle s’abîme en silence. Lors de mon passage, je vous signale ce que j’observe :
- un enduit qui se fissure ou se décolle, laissant l’eau s’infiltrer dans le conduit ;
- l’absence de chapeau, qui laisse entrer la pluie et les oiseaux ;
- un conduit qui ne dépasse pas assez du faîtage, ce qui provoque des refoulements les jours de vent ;
- des traces de goudron qui coulent à l’extérieur, signe que l’humidité et les dépôts se mélangent dans le conduit.
Une eau qui pénètre par le haut se mélange à la suie et forme un dépôt acide qui attaque les joints. C’est souvent ainsi que des taches brunes finissent par apparaître sur un mur intérieur, le long du conduit.
Votre installation est-elle encore dans les règles ?
Ramoner, ce n’est pas seulement brosser. C’est aussi l’occasion de jeter un œil sur ce qui entoure le conduit. Quelques questions que je me pose en arrivant :
Le conduit est-il étanche ?
Un conduit fissuré laisse passer les fumées vers les pièces ou les combles. Si je constate un défaut, je vous propose un tubage : un conduit métallique glissé à l’intérieur de l’ancien, au bon diamètre pour votre appareil.
Les matériaux autour sont-ils protégés ?
Une poutre, un plancher en bois ou un faux plafond trop proches d’un conduit chaud peuvent finir par s’enflammer. Je vous signale ce qui me semble trop près, et une remise aux normes peut être nécessaire.
Le raccordement est-il propre ?
Entre le poêle et le conduit, le tuyau de raccordement doit être bien emboîté et sans trou. C’est un point faible fréquent sur les installations faites soi-même.
La pièce reçoit-elle assez d’air ?
Un feu a besoin d’air pour brûler proprement. Dans une maison rénovée, avec des fenêtres neuves bien étanches, l’appareil peut en manquer. Résultat : combustion médiocre, conduit qui s’encrasse plus vite et risque de refoulement. Une grille d’aération qu’on a bouchée pour éviter les courants d’air fait le même effet. Je vous le dis si je constate ce problème.
Pourquoi deux passages, et à quel moment
Le ramonage relève du règlement sanitaire départemental. Pour le bois, on retient en règle générale deux ramonages par an, dont un réalisé pendant que l’appareil sert. À Saint-Jeannet, je conseille un premier rendez-vous en octobre, avant que les nuits ne deviennent froides, puis un second vers février. Ce rythme évite que le bistre ne s’accumule au point de prendre feu : un feu de conduit dégage une chaleur énorme, capable de fendre un conduit ancien et d’atteindre une charpente. Il limite aussi le risque de monoxyde de carbone, ce gaz invisible qui reflue dans la maison quand les fumées sont freinées. Un détecteur posé dans la pièce où se trouve le feu reste une bonne précaution.
Ce que vous payez
Un ramonage chez moi coûte 89 € TTC, avec 40 € TTC de frais de déplacement. Vous connaissez le total avant que je commence. Les travaux de tubage ou de mise en conformité font l’objet d’un devis gratuit, établi après visite. Mes autres prix sont visibles sur la page tarifs, et la présentation complète du service se trouve sur ma page ramonage.
Je me déplace également à La Gaude, Carros, Vence et Saint-Laurent-du-Var. Pour un souci d’eau chaude ou de fuite, je suis aussi plombier à Saint-Jeannet. Téléphone : 06 76 77 35 26.
Questions fréquentes
Ma maison est dans le vieux village, sans accès voiture : pouvez-vous venir ?
Oui. Mon matériel de ramonage se porte à la main. Indiquez-moi simplement où je peux stationner au plus près et le chemin jusqu’à la porte.
Mon conduit fait un coude, est-ce un problème pour le ramoner ?
Non, mais il faut du matériel souple et de la prudence. Je fais passer le hérisson progressivement. Les coudes sont d’ailleurs les endroits où les dépôts s’accumulent le plus.
De l’eau coule au fond de ma cheminée quand il pleut, que faire ?
C’est souvent un chapeau absent ou une souche abîmée. Je regarde l’état du haut du conduit lors du ramonage et je vous dis ce qu’il faut prévoir pour l’abriter.
Le certificat est-il valable pour mon assurance habitation ?
Oui, c’est précisément son rôle. Il atteste que le conduit a été ramoné à une date donnée et reste valable un an. Conservez-le avec vos papiers d’assurance.