Le ramonage, un geste de sécurité avant d’être une obligation
Un conduit de fumée paraît toujours propre vu de la pièce. Pourtant, à chaque flambée, une partie des fumées se refroidit contre ses parois et y laisse de la suie, du goudron et parfois une croûte noire et brillante, le bistre. Au fil des mois, cette couche réduit le passage des gaz, gêne le tirage et devient combustible. Artisan installé à Villeneuve-Loubet, j’exerce à la fois la plomberie, le chauffage et le ramonage. Cheminées, inserts, poêles, conduits de chaudières : j’en nettoie dans tout le département, chez des familles, des commerçants ou des gestionnaires de locaux.
Le ramonage est d’abord une question de sécurité : un conduit encrassé peut s’enflammer (on parle de feu de cheminée) ou mal évacuer les fumées, avec un risque d’intoxication au monoxyde de carbone, un gaz que l’on ne voit pas et que l’on ne sent pas. C’est aussi une question de confort, puisqu’un conduit dégagé tire mieux, refoule moins dans la pièce et salit moins la vitre de l’insert.

Quels appareils je ramone
Tout appareil qui rejette des fumées par un conduit doit être ramoné. Dans les maisons du département, je rencontre surtout :
- les cheminées à foyer ouvert, encore nombreuses dans les villas et les mas de l’arrière-pays ;
- les inserts et foyers fermés, qui chauffent davantage mais encrassent vite le conduit quand le bois est humide ;
- les poêles à bois et à granulés, dont le conduit est souvent plus étroit et plus sensible aux dépôts ;
- les conduits de chaudières fioul et de certaines chaudières gaz raccordées à une cheminée.
Pour une chaudière, le ramonage du conduit est distinct de l’entretien de l’appareil lui-même. Si vous souhaitez faire les deux, je vous explique la différence sur la page consacrée à l’entretien de chaudière, et je peux regrouper les deux interventions lors du même passage.
Comment se déroule mon intervention
Protéger la pièce
Première chose à mon arrivée : poser des bâches au pied de l’âtre et couvrir les meubles proches. Sur un insert ou un poêle, je déboîte le raccordement ou j’ouvre la trappe prévue pour accéder au conduit. Le but est de ne laisser ni poussière ni suie dans le salon une fois le travail terminé.
Brosser le conduit de bas en haut
Le ramonage se fait mécaniquement, au hérisson : une brosse ronde montée sur des cannes que l’on fait monter et descendre dans le conduit. Je choisis un hérisson dont le diamètre correspond à celui du conduit, ni trop petit (il ne frotterait pas les parois) ni trop gros (il risquerait d’abîmer un tubage). Les dépôts tombent en pied de conduit, dans le foyer ou la boîte à suie, où je les récupère.
Contrôler le conduit
Pendant le passage, je vérifie que rien n’obstrue le conduit : nid d’oiseau, chute de briques, morceau de solin. Je regarde aussi l’état du raccordement et je note ce qui mérite votre attention, par exemple un bistre très dur qu’une simple brosse ne suffit pas à enlever, ou un conduit fissuré.
Remettre le certificat
Quand tout est propre, vous recevez de ma main le certificat de ramonage, qui mentionne l’adresse, l’appareil concerné, le conduit traité et la date. Sa validité court sur un an. Rangez-le avec les papiers de la maison : en cas de dégât, la compagnie d’assurance le réclamera sûrement.

Ce que dit la réglementation
Le ramonage est obligatoire. C’est le règlement sanitaire départemental qui en précise le rythme, et les Alpes-Maritimes ont le leur. En règle générale, on compte deux fois par an pour le bois, dont une pendant la période de chauffe. Le locataire est en principe responsable du ramonage du logement qu’il occupe, le propriétaire l’est quand il habite lui-même les lieux. En copropriété, renseignez-vous auprès du syndic pour savoir comment sont gérés les conduits collectifs.
Reste la question de l’assurance : après un sinistre parti de la cheminée, l’expert voudra une preuve d’entretien du conduit. Votre certificat répond à cette demande en une seconde.

Les signes qu’un conduit a besoin d’être ramoné
Même si la date du dernier passage n’est pas dépassée, certains indices doivent vous alerter :
- des volutes refoulent dans le salon au démarrage du feu, ou par jour de vent ;
- les bûches peinent à s’enflammer puis s’étouffent ;
- la porte vitrée devient opaque après une simple soirée ;
- une odeur âcre de suie persiste, surtout par temps humide ;
- des plaques de suie se détachent et chutent sur les braises.
Près de la mer, bien des foyers ne sont allumés que pendant une courte partie de l’hiver, si bien qu’on imagine le conduit forcément propre. C’est souvent l’inverse. Un feu allumé de temps en temps, avec un conduit froid, produit plus de goudron qu’un feu entretenu tous les jours. Et un conduit inutilisé pendant l’été attire les oiseaux, qui y construisent leur nid.
Quand le ramonage ne suffit plus : tubage et remise aux normes
Certains conduits anciens, en maçonnerie, sont trop larges pour un poêle moderne, poreux ou abîmés. Dans ce cas, je propose de le tuber, c’est-à-dire d’y faire descendre une gaine en inox de section adaptée à l’appareil : le tirage s’améliore et les briques sont protégées. Je remets également aux normes les conduits lorsque le raccordement, la sortie de toit ou les distances ne sont plus adaptés à l’appareil installé. Ces travaux font toujours l’objet d’un devis gratuit, détaillé ligne par ligne.
Le prix d’un ramonage
Comptez 89 € TTC pour un conduit ramoné, plus 40 € TTC de frais de déplacement ; le certificat est inclus dans ce prix. Lorsqu’un débistrage ou un tubage s’impose, on en parle ensemble devant le conduit, et vous avez un chiffrage écrit avant que quoi que ce soit d’autre ne soit fait. Vous trouverez les autres prix sur ma page tarifs.
Vous pouvez réserver votre passage par téléphone (06 76 77 35 26) ou via la page contact. Je me déplace sur la côte comme dans les villages de l’arrière-pays ; les communes desservies sont listées sur la page zone d’intervention. Le meilleur moment pour réserver est la fin de l’été ou le tout début de l’automne, avant les premiers feux, période où les créneaux restent faciles à trouver.
Questions fréquentes
Un ramonage chimique (bûche de ramonage) remplace-t-il le passage du ramoneur ?
Non. Les bûches et produits chimiques peuvent ramollir une partie des dépôts entre deux passages, mais seul le passage d’une brosse dans le conduit compte comme ramonage, et aucun produit ne permet d’obtenir le certificat. Voyez-les comme un complément.
Faut-il éteindre le feu la veille du ramonage ?
Oui, le conduit et le foyer doivent être froids. Idéalement, ne faites pas de feu le jour d’avant et videz les cendres si vous le pouvez. Je ne peux pas travailler dans un conduit encore chaud.
Combien de temps faut-il prévoir pour mon passage ?
Tout dépend du nombre d’étages traversés, de la facilité d’accès et de l’épaisseur des dépôts. Pour un conduit d’insert classique en maison individuelle, l’intervention tient dans un créneau de rendez-vous ordinaire, nettoyage compris. Je vous donne une idée plus précise au téléphone selon votre installation.
Mon poêle à granulés doit-il aussi être ramoné ?
Oui. Le pellet salit moins qu’une flambée de bois bûche, pourtant des résidus finissent par tapisser la gaine, et la règle vaut pour ce type d’appareil aussi. J’en profite pour vérifier le raccordement et l’étanchéité des emboîtements.
Quels réflexes avoir si le conduit s’embrase ?
Composez sans attendre le 18 ou le 112. Coupez l’entrée d’air de l’insert ou du poêle, écartez tout objet inflammable et surtout ne versez pas d’eau sur les braises. Après l’extinction, aucune nouvelle flambée ne doit être lancée sans vérification du conduit, qui a pu se fissurer sous l’effet de la chaleur.