Une cheminée qui dort l’été, un conduit à vérifier avant l’hiver
À Théoule-sur-Mer, entre l’Esterel et la Méditerranée, la plupart des cheminées que je ramone ne tournent pas tous les jours. Beaucoup de maisons sont des résidences secondaires, ouvertes pour les vacances ou quelques week-ends d’hiver. Le feu de bois y est un plaisir plus qu’un mode de chauffage : on l’allume pour une soirée de décembre, pour les fêtes, puis la cheminée reste fermée des mois. C’est justement ce rythme irrégulier qui demande de l’attention. Un conduit peu utilisé n’est pas un conduit propre : il a eu tout le temps d’accumuler des débris, de l’humidité et parfois des visiteurs à plumes.
Je suis artisan ramoneur, plombier et chauffagiste, installé à Villeneuve-Loubet, et je descends régulièrement jusqu’à la limite du Var pour entretenir les conduits des particuliers comme des professionnels (locations saisonnières, petits commerces, logements gérés pour des propriétaires absents). Mon ramonage se fait au hérisson, choisi selon le diamètre de votre conduit, et se termine toujours par la remise d’un certificat valable un an.

Ce que révèle un conduit resté fermé plusieurs mois
Quand une maison du bord de mer reste inoccupée, le conduit continue de vivre sans vous. Voici ce que je rencontre le plus souvent en ouvrant une cheminée d’agrément après une longue pause :
- Des nids d’oiseaux installés au printemps dans la souche, faute de chapeau ou de grille. Un nid sec au-dessus d’un foyer qu’on rallume, c’est un bouchon inflammable.
- Des aiguilles et feuilles tombées des pins voisins, très présents sur les pentes de la commune.
- Une suie collante, car l’air marin chargé d’humidité se mélange aux dépôts du dernier feu et les rend plus difficiles à décrocher.
- Des morceaux de mortier ou de boisseau descendus au fond du foyer, signe que le conduit vieillit et qu’il faut regarder son état de plus près.
Aucun de ces problèmes ne se voit depuis le salon. On s’en rend compte le jour où la fumée refoule dans la pièce, souvent devant des invités. Un ramonage fait avant la première flambée de la saison évite ce genre de soirée gâchée.
Ramonage à Théoule-sur-Mer : mon intervention étape par étape
Avant de toucher au conduit
Je commence par protéger le sol et le mobilier autour du foyer avec des bâches. Je regarde le type d’appareil : foyer ouvert en pierre, insert vitré, poêle à bois posé devant une ancienne cheminée. Je mesure le conduit pour prendre le hérisson adapté, car une brosse trop petite laisse la suie sur les parois et une brosse trop grosse force sur les joints.
Le passage du hérisson
Je fais monter et descendre le hérisson sur toute la hauteur du conduit, par le bas quand c’est possible, pour ne pas multiplier les passages sur les toits en tuiles, parfois très pentus sur les terrains en restanques. Les dépôts tombent dans le foyer, je les récupère et je les emporte. Je contrôle ensuite le tirage et l’état visible des parois.
Ce que je vous dis, et le certificat
À la fin, je vous dis ce que j’ai vu : conduit sain, conduit à surveiller, ou défaut à corriger. Je vous remets ensuite le certificat de ramonage, valable un an. Si vous êtes absent et qu’une personne de confiance m’ouvre la maison, je lui laisse le document.
Pourquoi ramoner même si l’on fait peu de feux
Faire ramoner n’est pas facultatif : le règlement sanitaire départemental l’exige. Avec un feu de bois, comptez habituellement deux passages sur l’année, l’un tombant pendant les mois où la cheminée sert. Une cheminée qui sert trois ou quatre soirées dans l’hiver reste concernée : le texte ne fait pas de différence entre un usage intensif et un usage d’agrément. En cas de sinistre, votre assureur vous demandera le certificat.
Au-delà du papier, il y a deux risques bien réels. Le premier est le feu de cheminée : la suie et le bistre accumulés s’enflamment dans le conduit, avec un grondement caractéristique et des flammes qui peuvent sortir par le haut. Dans une commune boisée en bordure de massif, une gerbe d’étincelles sur un toit n’est jamais anodine. Le second est le monoxyde de carbone, un gaz sans odeur produit quand la combustion manque d’air ou que les fumées s’évacuent mal. Un conduit partiellement bouché par un nid suffit à le faire revenir dans la pièce. Un détecteur de fumée est obligatoire dans le logement ; un détecteur de monoxyde de carbone près du foyer est un complément que je conseille.
Quand le conduit montre ses limites : le tubage
Certaines villas anciennes ont des conduits maçonnés qui ont travaillé avec le temps : fissures, joints creusés, section irrégulière. Si vous voulez remplacer un foyer ouvert par un insert ou un poêle, plus performant, le conduit d’origine n’est souvent plus adapté. Je propose alors un tubage : on glisse un conduit métallique dans l’ancien, ce qui le rend étanche et lui donne un diamètre qui correspond au nouvel appareil. Je fais aussi la remise aux normes de conduits existants. Dans les deux cas, rien ne se décide sans visite préalable, et le chiffrage, ligne par ligne, ne vous coûte rien.
Le bon moment pour me faire venir
Pour une maison occupée surtout l’été, je conseille l’automne, entre la fin des vacances et les premiers froids : le conduit est sec, les nids du printemps sont vides et vous êtes prêt pour Noël. Le second passage peut se faire pendant l’hiver, au moment où vous êtes sur place. Pour une location saisonnière, mieux vaut caler le ramonage entre deux séjours, afin que les locataires trouvent une cheminée utilisable et sûre.
Combien coûte un ramonage chez moi
Une cheminée de résidence secondaire se ramone au même prix qu’une autre : 89 € TTC, auquel s’ajoute le déplacement à 40 € TTC. Le prix est annoncé avant que je commence, sans surprise. Si un travail supplémentaire apparaît, comme un tubage ou une réparation, je vous l’explique et je fais un devis à part. Tous mes prix sont sur la page tarifs. Je travaille aussi à Mandelieu-la-Napoule et à Cannes ; si vous avez également une chaudière à faire entretenir, regardez ma page chauffagiste à Théoule-sur-Mer.
Un message via le formulaire de contact ou un coup de fil au 06 76 77 35 26, même depuis votre résidence principale, et on cale ensemble la date qui arrange votre calendrier de séjours. Mon activité est assurée en décennale chez QBE.
Questions fréquentes
Je ne viens à Théoule que l’été, puis-je faire ramoner en mon absence ?
Tout à fait, dès lors qu’une personne de confiance me laisse entrer, gardien, voisin ou gestionnaire de la location. Je fais le travail, je laisse la pièce propre et je remets le certificat de ramonage à cette personne.
La villa est restée fermée plusieurs hivers : un feu tout de suite, c’est risqué ?
Oui, mieux vaut patienter. Des saisons sans flambée laissent aux oiseaux et aux feuilles mortes tout le loisir de boucher le haut du conduit. Un ramonage et un contrôle du tirage avant la première flambée vous évitent un refoulement de fumée ou de monoxyde de carbone.
L’air salé abîme-t-il un conduit de cheminée ?
L’humidité marine rend les dépôts plus collants et peut accélérer l’usure des parties métalliques en haut de la souche. Rien d’alarmant si le conduit est entretenu, mais c’est une raison de ne pas sauter le ramonage.
Faut-il vraiment deux ramonages par an pour quelques feux ?
Le texte départemental ne distingue pas la flambée occasionnelle du chauffage quotidien : pour le bois, c’est en principe deux fois par an, dont une fois en hiver. C’est ce que votre assureur regardera en cas de problème, quel que soit le nombre de feux.
Je veux mettre un insert à la place de mon foyer ouvert, que faut-il prévoir ?
Il faut vérifier que le conduit convient au nouvel appareil. Bien souvent, un tubage est nécessaire. Je viens voir l’installation et je vous remets un devis gratuit avant tout travail.