Monter à Castellar avec le hérisson
Castellar est un village perché au-dessus de Menton. La route qui y grimpe laisse vite la mer derrière elle, et avec l’altitude, l’hiver change de visage : les nuits sont plus fraîches, l’humidité s’installe dans les vieilles pierres et le feu de bois redevient ce qu’il a toujours été dans l’arrière-pays, un vrai chauffage. Ici, une cheminée ou un poêle qui ne fonctionne pas correctement, c’est une maison froide. C’est pourquoi le ramonage n’y est pas une formalité, mais une affaire de confort et de sécurité au quotidien.

Les maisons de pierre et leurs conduits
Dans un village ancien comme Castellar, beaucoup de maisons ont des conduits construits avec les murs eux-mêmes : pierre, mortier de chaux, parfois brique. Ces conduits ont plusieurs points communs que je retrouve presque à chaque visite :
- une section large, prévue pour les grands feux d’autrefois, qui refroidit vite les fumées d’un appareil moderne et favorise les dépôts ;
- des parois rugueuses où la suie s’accroche dans chaque aspérité ;
- des joints fatigués par des décennies de chaleur et d’humidité, qui peuvent laisser passer fumées et gaz ;
- des tracés pas toujours rectilignes, avec des dévoiements qui compliquent le passage de la brosse.
Ramoner un tel conduit demande du temps et une brosse bien choisie. J’adapte le hérisson à la largeur et à la forme réelle du conduit, et je le fais passer plusieurs fois s’il le faut, jusqu’à ce que les parois soient nettes.
Autre réalité des hauteurs : les souches sont exposées au vent et aux orages. Une pierre de couronnement qui bouge, un mortier qui s’effrite en haut du conduit, et ce sont des débris qui tombent à l’intérieur. Lorsque je vois ce genre de détail depuis le foyer ou depuis l’extérieur, je vous le montre, pour que vous puissiez le faire réparer avant que la situation ne s’aggrave.
Poêle dans une vieille cheminée : la question du tubage
Beaucoup de propriétaires ont remplacé leur foyer ouvert par un poêle ou un insert, bien plus efficace pour chauffer. C’est une bonne idée, à une condition : que le conduit suive. Un appareil fermé envoie des fumées moins abondantes mais plus chargées en vapeur ; dans un conduit en pierre trop large et froid, elles se condensent et déposent du bistre. Ce dépôt goudronneux colle aux parois, attaque les joints et prend feu très facilement.
La réponse habituelle est le tubage : un tube en inox, au diamètre de la sortie de l’appareil, que je descends à l’intérieur de l’ancien conduit. Les fumées montent plus vite, restent plus chaudes, le tirage s’améliore et l’étanchéité est rétablie. Pour ce type de chantier, je viens d’abord regarder l’installation sur place, puis vous recevez une proposition chiffrée gratuite qui détaille le matériel.
Ce que vous pouvez faire vous-même entre deux ramonages
Le ramonage reste l’affaire d’un professionnel, mais vous avez une vraie influence sur l’état de votre conduit au fil de l’hiver :
- videz régulièrement les cendres, en les laissant refroidir dans un seau métallique avec couvercle, posé dehors ;
- stockez votre bois à l’abri de la pluie mais bien ventilé, et laissez-le sécher assez longtemps ;
- en fin de journée, préférez une dernière flambée vive plutôt qu’un appareil réglé au ralenti toute la nuit ;
- gardez un œil sur l’extérieur : une fumée très épaisse et sombre qui sort de la souche signale une mauvaise combustion.
Les dangers d’un conduit négligé dans une maison de village
Dans les maisons mitoyennes d’un village perché, un incident de cheminée ne reste pas toujours chez soi. Un feu de conduit peut se propager à une poutre encastrée dans le mur ou à la toiture voisine. Au moindre signe (grondement, conduit brûlant, flammes au sommet de la souche), il faut appeler le 18 ou le 112, ne pas jeter d’eau dans l’appareil et faire sortir tout le monde. L’autre menace, invisible, est le monoxyde de carbone : il peut passer par un joint ouvert dans une chambre ou chez un voisin. Un détecteur de monoxyde près de l’appareil et un conduit ramoné et étanche restent les meilleures protections.
Rythme, prix et certificat
À Castellar, où l’on chauffe au bois une bonne partie de l’année, je recommande sans hésiter le rythme prévu en règle générale par le règlement sanitaire départemental : deux ramonages par an, dont l’un en pleine période de chauffe. Le premier en octobre, le second vers janvier ou février, c’est un bon équilibre. Chaque passage est facturé 89 € TTC, et je compte 40 € TTC de déplacement pour monter au village. Ces prix vous sont annoncés à l’avance. Je laisse après chaque intervention un certificat de ramonage qui vaut un an, à ranger avec votre contrat d’assurance habitation. Mon assurance décennale en responsabilité civile est chez QBE Insurance (Europe) Limited, police 83857-2980. Tous mes tarifs : page tarifs.
Je suis aussi chauffagiste : si votre maison a une chaudière au fioul en complément du bois, voyez la page chauffagiste à Castellar. Je descends régulièrement à Menton et à Roquebrune-Cap-Martin pour les mêmes travaux.
Questions fréquentes
Ma maison est dans une ruelle du village où l’on ne peut pas se garer : est-ce un problème ?
Non. Je porte mon matériel à pied depuis l’endroit où je peux stationner. Indiquez-moi simplement au téléphone comment accéder à votre porte, et s’il y a des escaliers.
Mon conduit en pierre a déjà plus d’un siècle : faut-il forcément le tuber ?
Pas si vous utilisez un foyer ouvert et que le conduit est sain. Le tubage devient vraiment conseillé quand on y raccorde un poêle ou un insert, ou quand le conduit présente des fissures.
Que faire des cendres après le ramonage ?
J’emporte la suie que je retire du conduit. Les cendres de bois pur, une fois parfaitement froides, peuvent aller au jardin en petite quantité ; jamais celles de bois traités.
Le poêle chauffe moins bien qu’avant : le ramonage peut-il aider ?
Souvent, oui. Un conduit encrassé freine le tirage, et l’appareil brûle moins bien. Après le ramonage, si la différence n’est pas nette, je regarde les joints de porte et les réglages d’air.
Comment vous joindre ?
Par téléphone ou en laissant vos coordonnées sur la page contact. Précisez votre type d’appareil et la date approximative du dernier ramonage.